EDITO DU 19 SEPTEMBRE 2011  
 
Accueil
 
édito du jour
 
loi du 25.01.2011
 
DEMARCHES ET INFOS
 
SODIE
 
EMPLOI SERVICE
 
CHRONIQUE D'UNE MORT
 
info du net
 
archives édito
 
archives du net
 
newsletter

 
DERNIER ÉDITORIAL


A JEAN-JACQUES, ANNICK & SARA
 
Un titre qui se voudrait racoleur mais qui, pourtant, ne l'est pas.
Car il s'agit bien ici du dernier édito de l'Association adressé aux salariés de la profession.
Après ces quatre années passées ensemble, l'A.N.P.A.N.S. n'a plus de raison d'être. L'A.N.P.A.N.S. va donc être dissoute dans les tous prochains jours et son Président Franck NUNES vous en fera l'annonce officielle très prochainement.
 
Néanmoins, le site de l'Association demeurera en ligne.
Si des informations importantes nous parviennent, elles seront consultables uniquement sur le site. Nous ne communiquerons plus directement avec les études.
 
Une page s'est tournée aussi pour nous.
Tout comme vous, les représentants de L'A.N.P.A.N.S. vont devoir regarder vers l'avenir et se reconstruire.
 
Pendant quatre années nous vous avons tenu informés et représentés du mieux que nous le pouvions.
Si nous devions remonter quatre ans en arrière, notre suppression n'était pas encore incontestable. Et d'ailleurs, à cette époque nous étions même accusés de crier au loup !
Pourtant, nous avions pris conscience, bien avant nos représentants officiels, qu'en face il y avait une volonté sacrée de nous supprimer.
Le rapport ATTALI a sûrement mis tout le monde d'accord, bien que certains irréductibles aient prétendu à l'époque que nous resterions intouchables. Les intouchables. Une nouvelle caste franco-indienne ?
 
Quoi qu'il en soit, si depuis le début nous n'avons eu de cesse d'avertir la profession du péril qui nous menaçait, notre discours ne plaisait pas. Nous devions laisser faire les grandes personnes…Le 31 décembre 2011, à minuit, la profession d'Avoué n'existera plus !
 
Cependant, des Avoués nous ont soutenus. A commencer d'abord par nos propres employeurs.
Sur nos heures de travail nous avons téléphoné, rédigé, faxé, mailé, organisé des manifestations, des grèves et des rendez-vous. Nous nous sommes absentés très souvent de nos études respectives afin d'assurer lesdits rendez-vous.
Sans le soutien de nos employeurs, notre volonté de bien faire aurait été brisée. Nous les remercions ici pour leur patience et leur aide.
Nos temps libres aussi étaient presque exclusivement consacrés à L'A.N.P.A.N.S..
 
En revanche, et c'est un fait, des Avoués nous détestaient. Pas tous fort heureusement. Mais ces "quelques grincheux" n'hésitaient pas à le faire savoir au moyen de circulaires adressées à leurs confrères par voie électronique. La prose était rancunière, voire méchante mais souvent bien écrite. Tant de talent gâché dans des palabres inutiles ! 
 
Sans jamais faillir, nous nous sommes impliqués dans ce combat : défendre la profession et nos emplois. Sans rivalité aucune, un grand nombre d'Avoués a également pris part à ce combat. Nos revendications pouvaient être différentes des leurs, mais seul le résultat comptait.
 
Lorsque notre sort fut scellé, nous n'avions pas eu d'autre choix que de présenter de nouvelles revendications auprès du Gouvernement : des indemnités supra-légales, des postes dans la fonction publique, un suivi personnalisé des salariés, etc.
 
En 2007, Madame DATI occupait la fonction de garde des Sceaux. La Magistrature s'en souvient sûrement encore. Nous obtiendrons alors des engagements du Ministère de la justice, mais ils s'avéreront à nos yeux insuffisants.
 
En 2009, Madame Michèle ALLIOT-MARIE lui succède. Nos revendications seront enfin prises en considération. En novembre 2010, le dialogue se poursuivra avec son successeur Monsieur Michel MERCIER.
 
Ni l'A.N.P.A.N.S., ni l'A.S.A., ni l'A.J.A., ni les syndicats ou la Chambre Nationale n'ont pu obtenir du Gouvernement qu'il revienne sur sa décision de suppression.
La profession est supprimée et une grande majorité de nos emplois également.
 
Nous ne repartirons pas les mains vides.
C'est peut-être une maigre consolation mais il faut être réaliste. Il y a deux ans encore nous nous révoltions contre un Gouvernement qui ne voulait pas assumer financièrement sa réforme.
 
Ainsi, c'est une profession qui disparaît et la mission de votre Association qui se termine.
 
Je vous le rappelle : pour la première fois, des salariés et des Avoués ont ensemble fait grève et manifesté dans les rues. Rien que ça, c'est une aventure historique !
 
Il y a quatre ans nous créions l'A.N.P.A.N.S.. Nous sommes sortis de nulle part. Vous ignoriez à ce moment qui nous étions mais pourtant vous nous avez fait confiance.
Les membres du Bureau n'oublieront jamais votre combat à ses côtés. Sans votre engagement nous n'aurions rien obtenu.
 
Depuis toujours, il manquait une vraie représentation des salariés dans notre profession.
Elle est intervenue dans les moments les plus noirs de son histoire.
 
Puisque le site de l'A.N.P.A.N.S. continuera sa vie sur la Toile, nous pourrons ainsi, pour ceux qui le veulent, nous replonger dans le souvenir de ces quatre longues, très longues années passées ensemble à nous battre pour une juste cause.
 
Nous vous souhaitons de tout cœur bonne chance.

© 2011