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Justice - Aujourd’hui, grève chez les avoués

Les avoués estiment leur profession en danger.Ils sont bien décidés à ne pas se laisser supprimer sans rien faire.

Aujourd’hui, les avoués sont en grève. Alors qu’ils ont toujours « joué le jeu du service public », selon les termes de Caroline Bommart-Forster, chargée de mission à la Chambre nationale des avoués, ils ont décidé de se mobiliser contre la décision de la garde des Sceaux, Rachida Dati, d’unifier les professions d’avocat et d’avoué pour les cours d’appel en jugement civil ou commercial, signant ainsi l’arrêt de mort d’un métier méconnu.

Mouvement de révolte

Les avoués sont chargés de représenter les justiciables en cour d’appel, au côté de l’avocat qui, lui, plaide et défend ses clients. En imposant une réforme qui devrait entrer en application au 1er janvier 2010, la ministre de la Justice a provoqué davantage que l’ire des avoués, elle a amorcé un mouvement de révolte. « Le rapport Attali (qui préconisait la suppression pure et simple de cette profession) nous a été néfaste, nous avons été présentés de manière tendancieuse, s’indigne Caroline Bommart-Forster. Nous avons été scandalisés par les méthodes adoptées par la ministre : le 20 février, on nous a annoncé la formation d’une commission de concertation. Mais la négociation n’a même pas eu lieu, la suppression a été décidée sans même en discuter avec les quelque 440 avoués de France et leurs 2.600 employés. »

Ce sont d’ailleurs ces derniers qui, aujourd’hui, font grève pour démontrer la nécessité du métier d’avoué. « Les premiers à subir les conséquences de cette suppression seront les avocats, assure la responsable de la Chambre nationale des avoués. Car sans nous, c’est tout le système qui changera. »

Edition France Soir du mardi 17 juin 2008 n°19825 page 6

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