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Le rapport Attali numéro 2

 

ll est de retour sur les écrans. Après un premier opus haut en couleur, le blockbuster Attali revient pour un deuxième épisode à la fin avril. Cette fois-ci, c’est une coproduction avec l’UMP. Le président du groupe à l’Assemblée Nationale, Jean-François Copé, a donné, aujourd’hui, le coup d’envoi des quatre groupes de travail "Attali": pas moins de 160 députés vont plancher sur son rapport, en collaboration avec des membres de la Commission, comme Serge Weinberg et Claude Bébéar, présents au point presse.

Une conférence sur laquelle a plané, en revanche, le spectre de Jacques Attali, que Jean-François Copé a rencontré en solo et en privé cet après-midi. Il faut dire que l’ex-pilier de la Mitterrandie n’a pas très bonne presse auprès des parlementaires, qu’il a copieusement égratignés, voire carrément injuriés, à la sortie de son rapport. Certains, comme Jean-Pierre Raffarin, le tiennent même pour principal responsable de la défaite de la droite aux municipales. Jean-François Copé a donc été chargé par l’Elysée de sauver le soldat Attali et de rebadigeonner son rapport aux couleurs de l’UMP avant une éventuelle mise en œuvre législative.

Le député entend bien sûr conserver l’essentiel des "décisions" du rapport. Pourtant, les groupes de travail vont procéder à de nouvelles auditions des professionnels et acteurs concernés par les réformes, alors même que Jacques Attali et sa troupe avaient déjà auditionné "plusieurs centaines" de personnes ou organisations. Qui plus est, des courriers seront envoyés aux députés ne participant pas aux travaux, des débats avec les Français seront organisés dans les circonscriptions. Bref, la réunionnite repart de plus belle, tout cela devant accoucher d’une vingtaine de propositions "dans la droite ligne du rapport Attali", même si le député Christian Jacob ne s’interdit pas d’en trouver de nouvelles! Claude Bébéar s’est d’ailleurs fendu d’un petit mea culpa, regrettant que les "décisions" de la Commission Attali n’aient pas été mieux hiérarchisées en termes d’importance et les priorités temporelles mieux définies. Nul doute que 160 députés sont nécessaires pour faire ce travail…

 

 

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