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Sifflets et huées au palais de justice

 

Avec trois quarts d'heure de retard sur l'horaire prévu, c'est sous des sifflets et des huées qu'a été accueillie Rachida Dati au palais de justice d'Agen. Ils étaient entre 150 à 200, moins que les forces de l'ordre, à s'être massés derrière les barrières, dont quelques avocats furieux de s'être vu interdirent l'accès à ce qu'ils considèrent comme « leur lieu de travail ». « Il y a un précédent historique, c'est Marie-Antoinette, qui avait peur du peuple », s'est écrié Me Alain Miranda. Même disposition d'esprit de la part de la jeune garde représentée par Me Laurent Bruneau : « Tous les gardes des Sceaux qui sont venus ici ont reçu les avocats. C'est du mépris de sa part. La justice sans avocat, ça ne marche pas. Son attitude est intolérable ». Les avoués et leur personnel habillé d'un tee-shirt rouge ont fait dans la dérision en plagiant les Guignols : « Rachida, toi on ne t'a jamais rien donné. Mais tu n'as pas le droit de nous piquer ce qu'on a ». Quelques élus marmandais, Michel Cerruti, adjoint au maire de Marmande, et Raymond Girardi, conseiller général de Bouglon, étaient là pour manifester leur mécontentement après la décision de fermer le tribunal de grande instance de la cité de la tomate. « Ce qui a été fait peut être défait », s'est avancé Raymond Girardi en qualifiant la ministre de « bulldozer » qui ne fait que remplir la mission que lui a confiée le Président Sarkozy. D'autres n'étaient là que pour voir « quelle robe » portait la ministre, et très peu, mais ils se sont faits discrets, pour la saluer.

Publié le 31 mai 2008 à 09h00 | Auteur : J.-N.

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