le 9 novembre 2007 sur le net  
 
Accueil
 
édito du jour
 
loi du 25.01.2011
 
DEMARCHES ET INFOS
 
SODIE
 
EMPLOI SERVICE
 
CHRONIQUE D'UNE MORT
 
info du net
 
archives édito
 
archives du net
 
newsletter

Des élus UMP dénoncent une "pseudo-concertation" sur la carte judiciaire

 

Après l'entracte de son voyage officiel aux Etats-Unis, où elle a accompagné Nicolas Sarkozy, la garde des sceaux, Rachida Dati, va être de nouveau confrontée aux remous suscités par la réforme de la carte judiciaire. En son absence, un vent de fronde a gagné les rangs du groupe UMP de l'Assemblée nationale contre les suppressions de tribunaux envisagées.

Pour calmer les esprits, le premier ministre a dû ajouter en urgence à son agenda, jeudi 8 novembre, une série de rencontres, auxquelles est conviée la ministre de la justice. Devaient être successivement reçus à Matignon : Pierre Méhaignerie, président de la commission des affaires sociales de l'Assemblée et député d'Ille-et-Vilaine, qui exige des clarifications avant la venue de la ministre à Rennes, vendredi; et l'ancien premier ministre Jean-Pierre Raffarin, qui entend servir de médiateur "pour que cela se passe le mieux possible pour Rachida".

 

Depuis plusieurs jours, les récriminations se multiplient dans la majorité : lassés d'apprendre par la presse les choix de la chancellerie, les parlementaires refusent d'être mis devant le fait accompli. Mardi matin, au petit-déjeuner de la majorité, M.Raffarin s'en est fait l'écho.

 

Lors de la réunion du groupe UMP, ce sont les députés "de base" qui ont donné de la voix. Michel Piron (Maine-et-Loire) est intervenu en présence de M. Fillon. "J'ai essayé de le faire sur un ton acceptable, sur la méthode et sur le fond, mais j'ai de sérieux doutes sur la rationalité de ce qu'on appelle la réforme de la carte judiciaire, qui ressemble plus à une concentration dans la carte judiciaire", explique-t-il, précisant : "Ma philosophie, ce n'est pas la résignation." Mercredi après-midi, le mouvement a franchi un pas avec une conférence de presse improvisée dans les couloirs de l'Assemblée, juste avant la séance de questions au gouvernement, par cinq députés de l'UMP. Louis Guédon (Vendée), Yannick Favennec (Mayenne), Jean-Louis Léonard (Charente-Maritime), Alain Marc (Aveyron) et Jean-Marie Sermier (Jura), réunis par un "ras-le-bol des décisions venues d'en haut", dénoncent la "pseudo-concertation" à laquelle a donné lieu la réforme.

 

"Sottise" "Nous ne remettons pas en question la nécessité de revoir la carte, se défend M. Léonard. On a tous bossé tout l'été pour faire des propositions d'aménagement mais, finalement, rien n'a été pris en compte. C'est une sottise en termes économiques, d'aménagement du territoire et d'efficacité de la justice." Et le député charentais de prévenir que si les annonces que fera lundi la ministre pour sa juridiction devaient rester en l'état, "on quittera la salle". "Je m'interroge sur le fait de rester dans un parti où l'on se moque de ce que pensent les parlementaires", ajoute l'élu, qui menace de ne pas voter les crédits de la justice, examinés le 15 novembre.

 

Pendant la séance, les petits mots transmis par les huissiers circulent sans arrêt. Les "cinq" reçoivent de nombreux messages d'appui de leurs collègues. "Ce soir, on sera cinquante-cinq", s'exclame M. Marc à la sortie. Le président du groupe, Jean-François Copé, vient au-devant des micros pour assurer que, "si l'inquiétude est légitime, la réforme courageuse entreprise par Rachida Dati est une absolue nécessité". Avant de filer, il s'arrête à hauteur de M. Léonard : "J'ai transmis à la chancellerie, ils vont te recevoir ce soir." Celle-ci a confirmé la décision de fermeture du TGI de Rochefort. "On ne va pas s'arrêter là", prévient le député.

 Le monde

 Lien

 

© 2011